Une enquête menée par la Section de recherches (S.R.) de Lille, en coordination avec la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du Maroc, a permis l’interpellation, dimanche 24 mai 2026, de deux individus impliqués dans un trafic international de stupéfiants, et la saisie de 2 692 kilogrammes de produits stupéfiants, essentiellement de la résine de cannabis.
Le 13 avril 2026, le parquet de Lille saisissait la Section de recherches (S.R.) de Lille d’une enquête préliminaire relative à un trafic international de stupéfiants ayant vocation à permettre l’importation, par voie maritime puis terrestre, de cannabis entre le Maroc et la France, notamment l’agglomération lilloise. L’enquête était diligentée des chefs suivants : participation a une association de malfaiteurs en vue de la préparation de crime ou délits punis de 10 ans d’emprisonnement ; importation de stupéfiants en bande organisée ; transport, acquisition, détention, offre ou cession et emploi de stupéfiants.
Les investigations, menées en coordination avec la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du Maroc, conduisaient au déclenchement d’une opération judiciaire le 24 mai 2026, conduite simultanément sur quatre sites distincts du territoire national par les militaires de la S.R. de Lille, appuyés par des unités des Groupements de gendarmerie départementale (GGD) de l’Hérault et du Nord, ainsi que par le Groupement de gendarmerie mobile (GGM) I/6 de Nîmes et le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), permettait la saisie de 2 692 kilogrammes de produits stupéfiants, essentiellement de la résine de cannabis, transportés à bord d’un véhicule, à son arrivée sur le port de Sète.
L’opération donnait lieu à l’interpellation et au placement en garde à vue de deux individus : le conducteur du véhicule et un homme suspecté d’être le logisticien. Au domicile de ce dernier, situé en Île-de-France, étaient également saisis la somme de 34 000 euros en numéraire et un véhicule. Une partie de ces produits stupéfiants étaient destinés à l’agglomération lilloise.
Le 28 mai 2026, une information judiciaire a été ouverte des chefs susvisés par le parquet de Lille.
Les deux personnes ont été mises en examen par le juge d’instruction. La première a été placée en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention et la seconde est incarcérée provisoirement dans l’attente d’un débat qui se tiendra le 2 juillet.

