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L’Espagne toujours en alerte aux incendies

L’Espagne toujours en alerte aux incendies

De nombreux feux sont toujours actifs en Espagne et les prévisions annoncent des températures toujours caniculaires. La majeure partie du pays est en alerte maximale sur le front des incendies.

En alerte canicule pour le treizième jour consécutif, l’Espagne fait face à un risque d’incendie «très élevé à extrême» sur une large partie de son territoire. Pour l’heure, 157.500 hectares sont partis en fumée depuis le début de l’année et des feux sont encore actifs, sachant que trois décès ont déjà été recensés.

Deux de ces victimes étaient de jeunes volontaires âgés d’une trentaine d’années qui ont péri en tentant d’éteindre le feu en Castille-et-Leon. A l’heure actuelle, la région compte encore une douzaine de feux très actifs et la France a envoyé deux Canadair pour aider les pompiers espagnols.

Prévoyant un pic des températures pouvant dépasser les 40 °C, l’agence météorologique nationale, Aemet, a émis cet avis de risque d’incendie «très élevé à extrême» pour l’ensemble du week-end, «jusqu’à lundi inclus». La ligne de train reliant Madrid à la Galice (nord-ouest) reste coupée, de même qu’une dizaine d’axes routiers dans le pays.

Redoutant des journées encore difficiles, le Premier ministre, Pedro Sánchez, a assuré sur X que «le gouvernement reste mobilisé avec toutes les ressources pour contenir les flammes». «Merci éternellement à ceux qui luttent en première ligne pour nous protéger», a-t-il ajouté.

En Espagne, l’extinction des feux de forêt relève en principe de la compétence des régions, et non pas au gouvernement central qui n’intervient que pour un sinistre de grande ampleur. Dans ce cas il peut mobiliser l’armée, en l’occurrence l’Unité militaire d’urgence (UME), qui a été très sollicitée ces derniers jours et appelée en renforts dans de nombreuses régions du pays.

La situation a déclenché un véritable débat politique, notamment entre les conservateurs du PP et les socialistes du PSOE, dont fait partie le Premier ministre. Les premiers accusent les seconds d’avoir réduit le nombre de moyens aériens, ce dont le gouvernement Sánchez se défend, tout en accusant les leaders de l’opposition d’être totalement «absents» du terrain alors que les incendies font rage.

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